Les sciences cognitives

Les sciences cognitives

Qu'est ce que les sciences cognitives ?

Il s’agit d’un ensemble de disciplines scientifiques qui étudient la pensée. Pour cela, une collaboration entre des chercheurs établissent des hypothèses ainsi que des protocoles expérimentaux pour vérifier les hypothèses émises.

Qu'apportent les sciences cognitives en éducation ?

En éducation, il s’agit de comprendre la manière dont on apprend. Ainsi, la compréhension du fonctionnement du cerveau et des mécanismes responsables des apprentissages permettent de mieux apprendre à apprendre.

Eh oui, Stanislas Dehaene, neuroscientifique et professeur au Collège de France, a permis de définir les 4 piliers des apprentissages. Ces derniers sont décrits de manière très synthétique :

  • l‘attention permet à l’apprenant de réaliser 1 seule tâche à la fois ;
  • l’engagement actif conduit l’apprenant à mieux apprendre et, à contrario, une personne passive n’apprends pas ;
  • le retour d’information (ou feedback) va permettre de corriger les prédictions que fait naturellement le cerveau et, quand cela est fait dans l’immédiateté, la qualité des apprentissages est meilleure ;
  • la consolidation mnésique permet au cerveau d’automatiser certaines tâches en réalisant de manière inconsciente, sans efforts et allégeant la charge mentale.

Les sciences cognitives prennent de plus en plus de place dans les pratiques pédagogiques des enseignants. Cet engouement s’explique par une volonté d’appliquer les résultats de la recherche.

Que disent les sciences cognitives sur la ludification/ la gamification ?

La ludification encore appelée gamification est remplacée par la ludicisation par les puristes. Les premiers termes font référence à la fabrication d’un jeu. Par opposition, la ludicisation désigne la situation, le contexte d’apprentissage mis en place auprès d’un joueur afin qu’il accepte de jouer. 

Ludus est la racine latine du terme ludicisation et qui signifie jeu mais aussi le travail scolaire. Le suffixe -icisation désigne la possibilité de transformer la situation. En effet, il y a bien une transformation de la situation de jeu en apprentissage.

La ludificisation permet au joueur de se voir accorder une série de récompenses afin de le pousser à poursuivre son activité d’apprentissage. Or, le jeu engage la libération d’un type de neurotransmetteur par les neurones : la dopamine. Cette dernière est associée au plaisir engendré par le succès et active donc le système de récompense, de renforcement. L’engagement actif, la motivation du “joueur-apprenant” est donc essentiel et devrait augmenter grâce à la ludicisation. Cela a été prouvé par les résultats de nombreuses études scientifiques.

Il est possible d’améliorer les apprentissages lorsque le jeu créé repose des connaissances ou concepts. Ainsi, des retours d’informations constants montrent au “joueur-apprenant” qu’il est sur le bon chemin. La plupart des études démontrent un effet positif de la ludicisation sur les performances d’apprentissages.

Comment mettre en application les données de la recherche en sciences cognitives ?

Pour vous former aux sciences cognitives, vous avez la possibilité de :

  • vous rapprocher de votre chef d’établissement pour demander une FIL (Formation d’Initiative Locale) quand cela est possible ;
  • vous inscrire aux formations PAF s’il y en a qui traitent de ce large thème ;
  • vous rapprocher des DANE, DRNE ou encore des Canopés de votre région ;
  • lire les livres de chercheurs de renoms (exemples : Stanislas Deheane, Jean-Philippe Lachaux, Olivier Houde, Steve Masson, etc) pour éviter de véhiculer des notions erronées auprès des élèves, collègues et votre entourage de manière globale.

Nous vous conseillons vivement de lire Mythes et réalités – Apprendre en jouant de Eric Sanchez et Margarida Romero de l’éditeur Retz.

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